Quand la Presse et le Gouvernement affrontent Google

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Forcer les moteurs de recherche à partager les bénéfices créés grâce à l’information en ligne, tel est la mission que c’est fixée la Presse Française. Rapidement soutenue par François Hollande, un véritable bras de fer s’annonce alors qu’Eric Schmidt (président du Conseil d’Administration de Google) vient en France lundi défendre ses intérêts. 

La Presse et Google, Je t’aime… 

 

Il fût une époque (que la presse à sans doute oublié) ou cette dernière achetait de l’espace sur Google afin de la monétiser auprès de ses annonceurs. Une sorte de relation gagnant-gagnant: pour Google au travers du moteur de recherche et pour la presse au travers des bannières publicitaires sur leurs sites internet.

… Moi non plus.

Mais aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait la même histoire: la publicité au travers des bannières ne représente un marché de seulement 600 millions d’euros. Dans le même temps, le « search » (maîtrisé par Google avec plus de 90% du marché) représente environ 1,2 milliards d’euros. Le principal argument de la presse dans cette affaire repose sur le fait que ces derniers ne captent que 1/4 des 600 millions du marché, soit environ 150 millions d’euros. Quel avenir pour Google et la Presse Française? La « Taxe Google » aurait un résultat simple: assurer des revenus pour les journaux français. Lorsque le moteur de recherche indexera un contenu produit par un site de presse, cela donnerait le droit à une rémunération pour la presse.

Constatations

Si l’on parlait des risques? Google a annoncé la couleur: le moteur de recherche est près à retirer les sites de presse français des résultats des recherches en ligne. Et sur une pénétration de marché a plus de 93%, ce serait une catastrophe pour la profession. Personnellement, ce qui me rend triste dans cette histoire, c’est l’hypocrisie globale autour de cette affaire. Personne ne semble se souvenir qu’aujourd’hui la source de traffic est Google. Sans doute que les sites de la presse n’auraient jamais réalisé autant de bénéfices sur les publicités sans cette source.

A tous ceux qui pourraient l’oublier, Google indexe aujourd’hui le web entier. Mais pourquoi faire payer Google alors que Bing, par exemple, serait épargné? Je pense malheureusement que derrière tout ce débat se cache un réel manque d’innovation de la presse, incapable de se remettre en cause et essayant de trouver des prétextes pour camoufler ses échecs.

Google permet aujourd’hui un accès à la culture sans précédent dans l’histoire, un accès à l’information comme jamais il n’a été possible de le faire auparavant. C’est simple, rapide et efficace. La Presse a tout à perdre dans cette histoire. Car la question se poserait alors: et pourquoi la presse pourrait partager les bénéfices? Ce blog est aussi référencé sur Google, Wikipédia et tant d’autres. Au même titre que Libération, Le FigaroPourquoi n’aurions-nous pas aussi un retour sur investissement?

Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

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