Du professionnalisme chez les politiques ?

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Hier, le vote pour le mariage gay a été adopté. L’idée de cet article n’est pas de prendre position sur ce sujet. L’objectif de cet article, c’est de se pencher quelques minutes sur le professionnalisme de nos hommes politiques, dont les actions ont des conséquences réelles pour le pays. Et quand Monsieur Gauino a le doigt qui « ripe », on ne peut que se consterner

Voter par erreur à l’assemblée

Le résultat du vote pour l’adoption du mariage gay était presque connu à l’avance, mais il y a tout de même eu des surprises. Dont une grande, signée Monsieur Guaino. Officiellement et médiatiquement contre le projet de loi, son doigt à visiblement ripé, entraînant un voteen faveur de la loi. Mais si il était le seul: Marcel Bonnot, Luc Chatel, Alain Chrétien et Marianne Dubois ont eux aussi commis la même erreur ! Doit-on rappeler que Jean Louis Borloo s’était également trompé lors du vote en première lecture…

Comment expliquer l’erreur ?

Ne soyons pas catégorique et ne cédons pas au jugement rapide. Nous ne parlerons donc pas d’incompétence(s). Essayons de comprendre. Pour voter à l’assembler, le choix pour nos hommes politiques est relativement complexe: un bouton « Pour », un bouton « Contre » et enfin, entre les deux, un bouton « Abstention ». Vous l’aurez compris, trois boutons pour trois idées bien distinctes. Aussi compliqué que de piloter un avion de chasse…

30 secondes pour faire un choix

La difficulté, c’est sans doute que pour appuyer sur le bouton, le temps laissé aux hommes politiques est de 30 secondes. Mais ne soyons pas méchant. La vérité est que lorsqu’un scrutin est public, nos politiques doivent votés depuis leurs places. Assis donc. Or il suffit que le vote soit lancé trop tôt, et que chacun n’est pas regagné sa place dans les temps, et c’est alors dans la précipitation que le vote doit se faire. Le risque d’erreur grandit.

Publication d’un correctif

Heureusement, dans les 5 minutes après le vote, l’erreur peut-être reconnue et un correctif sera publié rétablissant la vérité. Dans le cas du mariage gay, Monsieur Guaino verra son nom dans la liste de se correctif. Mais le vote reste inchangé, car un vote reste un vote, qu’il soit à l’encontre des convictions de la personne.

Un peu de professionnalisme

Au final, dans cette histoire, c’est la tristesse qui prend le dessus. Tristesse de voir que sur trois boutons, des erreurs sont commises. En France, il y a des jobs où se tromper d’un bouton peut avoir des conséquences terribles. En cas d’erreur, bien souvent, c’est vers pôle emploi qu’il faut se tourner. Dans le cas de nos hommes politiques, cette problématique n’existe pas. Certes, le vote était joué d’avance, mais il est assez lamentable de constater que trois boutons sont encore de trop pour un vote. Et ce que l’homme politique soit de gauche, de droite, du centre ou des extrêmes. L’histoire regorge d’erreurs. Par exemple celle de Jean-François Lamour, qui a voté pour amendement par erreur en 2009. Or, a un vote précisément, l’amendement a été adopté. A noter que le gouvernement était contre ce vote… Vous comprenez donc l’embarra de la situation.

Penser aux conséquences

On parle d’une crise de confiance, mais il faudrait vraiment que nos hommes politiques se remettent en question. Pas seulement sur les erreurs de vote. Mais aussi par exemple sur la présence à l’assemblée. Combien de fois voit-on l’hémicycle presque vide ? Ou pire encore. Souvenez-vous, il y a quelques jours, lorsque le Petit Journal piégeait la sénatrice Laurence Rossignol, qui jouait à Ruzzle (un jeu pour smartphones et tablettes) pendant le débat sur le mariage gay. Si nos politiques n’ont pas la conscience de leurs responsabilités, alors qu’ils ne prennent pas position pour en avoir. Si nos hommes politiques ne peuvent pas faire preuve de professionnalisme, alors il ne faut pas se poser des questions sur le taux d’abstention record aux élections, sur le désintérêt des français pour la politique française…  Bref, vous l’aurez compris, un peu de sérieux et un peu moins de médias ne ferait de mal à personne, et surement pas à la France.

Si vous souhaitez apprendre à piloter un avion de chasse, je vous propose cet article. Pour voir la partie de Ruzzle avec la sénatrice, c’est ici. Enfin pour un peu de philosophie, je vous propose cet article.

Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

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