Politique Fiction : et si le FN avait tout calculé ?

0 Flares 0 Flares ×

En ce début de weekend, retour sur l’une des actualités majeures de cette semaine : la « mise au placard » du fondateur du Front National par sa propre fille. Tout a été dit et redit que ce soit à la TV ou a la radio… Mais sur Fourth Wall, on tente un éclairage totalement différent : et si le FN avait tout calculé, et que l’on venait juste de voir un des plus grands coup politique de ces dernières années ? Allez, politique fiction, on se lance ! 

Retour sur les faits

Faisons simple mais efficace : des déclarations de Jean Marie Le Pen trop virulantes, un premier mai gaché, et finalement une réunion qui a vu le président d’honneur et fondateur du parti être suspendu en attendant le vote des militants. Voila pour les (très) grandes lignes.

Et après ?

Tout le milieu de semaine, Mr Le Pen a crié haut et fort son désarroi. Sa fille, Marine Le Pen, expliquant de son côté qu’une « clarification était nécessaire ». Et c’est bien là que le terme employé est intéressant : clarification. Pour qui ? Pour quoi ou pourquoi ? 

Politique Fiction : le coup de com’ de l’année en trois actes

Souvenez vous avant ces incidents répétés du début du mois de Mai : le FN jouissait d’un statut de « 3ème parti de France », bouclier contre l’UMPS tant décrié. Sondages d’opinions en hausses, sondages d’intention de votes en hausse… Bref, plutôt du positif. Sauf que, l’image du Front National est tenace, et malgré ces bons sondages, les vieux démons hantent les résultats du parti. Marine Le Pen incarne le changement, oui mais voila, son père n’est pas loin derrière. Alors comment faire ? Comment transformer un parti qui semble attaché à son passé ? Comment montrer la rupture … ?

Politique Fiction, acte 1 : la polémique

La polémique a souvent servit le parti dans le passé. Et qui de mieux pour créer une polémique que Jean Marie Le Pen ? Alors voila, au lendemain d’élections plutôt favorable, une phrase sur les chambres à gaz, c’est évident, la polémique éclatera. Et ça n’a pas raté, tous les médias en ont parlés.

Politique Fiction, acte 2 : la rébellion

De cette phrase, rébellion à la tête du parti : impossible à croire, ça n’est pas tolérable… La fracture est notée, marquée et amplifiée. Le nouveau Front National ne partage pas cette vision, c’est du passé n’en parlons plus. Surenchère de déclarations médiatiques, et en quelques jours la situation est claire : le président d’honneur n’est plus du tout sur la même longueur d’onde que le parti qu’il a créé, sa fille passe à l’étape suivante.

Politique Fiction, acte 3 : la rupture pour le futur

La suite vous la connaissez : Jean Marie Le Pen suspendu, Marine Le Pen apparaît pour le grand public comme seule aux commandes du parti. Oui mais voila, rien n’empêche de penser que Mr Le Pen tire les ficelles en coulisse. Alors comment faire ? La solution est simple : la rupture personnelle, où quand le père demande à la fille de changer de nom par exemple. Où encore quand la petite-fille annonce qu’elle prend du recul sur sa candidature en PACA suite aux événements familiaux. Et pour le futur ? Et bien Mr Le Pen pense créé son propre parti, tout simplement. Une division qui pousserait sans doute le FN a changer de nom, et qui pousserait une partie des électeurs historiques vers le courant de Mr Le Pen.

Et là, même si c’est de la politique fiction, vous la voyez la réussite ? Le nouveau FN se retrouve dans la course avec une véritable rupture avec son passé, et peut définitivement essayer de montrer une image normale. Une nouvelle ère commence, a quelques années de la prochaine présidentielle…

Conclusion

Au final, dans cette politique fiction, la situation ressemble plus à un cadeau du père pour lancer sa fille… Une belle manière de créer une nouvelle image au parti, de mettre le passé de côté dans la tête de tous les français et offrir un final en apothéose médiatique pour Jean Marie Le Pen. Mais bien évidemment, c’est dans cette fiction. Mais on peut quand même si poser la question…

Cette histoire, ça me rappel un bout de dialogue légendaire du film Wag The Dog avec Robert De Niro et Dustin Hoffman:

Conrad ‘Connie’ Brean: You watched the Gulf War, what do you see day after day? The one smart bomb falling down the chimney. The truth? I was in the building when we shot that shot – we shot in a studio, Falls Church, Virginia. One-tenth scale model of a building.
Stanley Motss: Is that true?
Conrad ‘Connie’ Brean: How the fuck do we know? You take my point?

Pour les moins bilingues, on pourra résumé par « plus c’est gros, plus sa marche ». Et avouez que le mélodrame offert par le FN est particulièrement impressionnant… Et tellement inattendu. Et les répercutions sur les résultats du parti, on les connaîtra rapidement.

Pour d’autres articles de politique, c’est ici et ici.

Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>