La Chine ne nous vole pas obligatoirement nos usines !

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L’information date du début d’année, mais il n’est jamais trop tard pour mettre en avant des informations qui ne sont pas développées par les grands médias. Et celle-ci est pourtant extrêmement intéressante et nous permet de prendre du recul sur bien des décisionsHäagen-Dazs nous prouve que non, la Chine ne nous vole pas obligatoirement nos usines.

Häagen-Dazs vante le « Made In France »

Le « Made In France« , on commence à connaître. Mis en avant presque à outrance, le « Made In France » est presque une mode. Et un des arguments du « Made In France », c’est que la production est faite en France par des entreprises (et donc des usines) qui n’ont pas choisis d’aller là où la main d’oeuvre est la moins cher. Sous-entendu, très souvent et quand même à juste titre, la Chine. C’est là que Häagen-Dazs entre en scène…

Quand la politique menée n’est peut-être pas la bonne

Häagen-Dazs, ou la mise en avant d’une possible mauvaise politique économique en France. Alors que le « Made In France » est souvent taxé de protectionnismeHäagen-Dazs nous démontre l’inverse. Allez, j’arrête le suspense et je m’explique. C’est à Arras, dans le Nord-Pas-De-Calais que se trouve une usine Häagen-Dazs. Pour vous faire simple, Arras, comme le Nord en général, c’est un peu une zone sinistrée de l’emploi. Et bien la société de glace a fait la demande pour agrandir l’usine d’Arras. La raison ? Sur son marché Asiatique, le « Made In France » est un point de communication!

De la logistique plutôt que de la délocalisation (?)

Si je reformule l’idée d’Häagen-Dazs, ils veulent agrandir une usine en France pour alimenter le marché Asiatique. En terme de logique économique, vue les fluctuations du pétrole, il aurait été plus viable sur le papier de construire l’usine directement en Asie pour être sur place. Or Häagen-Dazs n’a pas suivis cette logique. En y réfléchissant un peu, on peu donc penser que les barrières à l’entrer pour l’industrie asiatique (langue, partenaires obligatoires…) peuvent pousser une entreprise internationale à privilégier la France, et ce malgré une main d’oeuvre plus cher.

Une remise en cause de la politique économique

Alors au final, est-ce que toute notre politique vis à vis des délocalisations aurait été mauvaise ? Il est un peu radical de dire ça sur une seule et unique information, et surtout en décontextualisant les délocalisations. Mais une chose est sûr, Häagen-Dazs nous prouve que oui, la France peut être un pays accueillant pour les entreprises, et ce malgré les coûts de la main d’oeuvre. Le problème est sans doute plus simple à mettre en avant aujourd’hui: la France dénigre la mondialisation alors que ce peut-être une véritable opportunité ! A l’heure où la croissance est proche de la stagnation, avouez que la perspective d’être une terre d’accueil pour entreprises n’est pas négligeable. Les opportunités de croissances sont là, il serait juste temps de les saisir !

Au final, cet article n’est pas là pour démontrer que les choix du passés ont été mauvais, car ils avaient leurs raisons d’être au moment où ils ont été fait. Mais le fait est qu’aujourd’hui, il faudrait sans doute mettre à jour notre vision du monde et comprendre que la mondialisation apporte ses opportunités, même pour nous en France. Häagen-Dazs nous le prouve, alors que c’est une des plus grandes entreprises au monde. Au vue de notre situation actuelle, nous avons sans doute plus à gagner qu’à perdre

Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

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