C’est quoi, la nationalisation ?

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On peut véritablement parler d’une affaire Mittal en France. Entre les propos de Arnaud Montebourg et la réception du président du groupe à l’Elysée, c’est bel et bien une crise que l’Etat tente d’éviter. On parle même d’une nationalisation temporaire pour améliorer la situation et sauver des emplois… Nationalisation, c’est le mot qui renvoi à des temps qui semblent bien loin maintenant. Mais c’est quoi la nationalisation ? Est-ce possible dans le cas de Mittal ? Retour sur un concept pas si récent…

Nationalisation, ça veut dire quoi ?

Si l’on s’en réfère à la définition, il s’agit du « transfert forcé d’un bien privé vers le régime de la propriété publique ». Cependant, pour nationaliser une entreprise, il ne suffit pas de le vouloir. Il faut qu’une loi soit votée allant dans le sens de la nationalisation. Mais il faut avouer que depuis les nationalisations de François Mitterand dans les années 80 (les banques notamment), on est plus habitué au processus inverse: la privatisation.

Une nationalisation gratuite ?

On peut appeler ça un flou juridique. La loi prévoit en effet une compensation financière en cas de nationalisation d’une entreprise, mais n’en précise cependant pas le montant. Pour reprendre les termes exact, on parle de « juste et préalable indemnité »Je sais pas pour vous, mais personnellement ça ne me parle pas vraiment.

Même si personne ne peut fournir de chiffres, on peut quand même se permettre de penser qu’une nationalisation comme la propose Arnaud Montebourg coûtera très cher à l’Etat. Pour ne pas dire que l’action sera un gouffre financier. Cette annonce ressemble plus à un cri de désespoir qu’autre chose… L’Etat étant déjà dans des difficultés économiques, on peut difficilement imaginer l’investissement de millions d’euros pour le rachat d’une usine. En tout cas, au niveau Européen, rien ne l’interdit.

La nationalisation, la solution ?

Sans rentrer dans des détails très poussés, la nationalisation à un impact sans aucun doute négatif pour une entreprise: les intérêts d’une entreprise privée ne sont pas les mêmes que ceux de l’Etat. La gestion n’est pas la même. Et pour ce qui est de la nationalisation temporaire, quel intérêt au final ? Certes a court terme cela va préserver l’emploi, mais sur le long terme est-ce que ce n’est pas seulement repousser le problème?

Vu le montant possible de l’investissement à court terme, on peut vraiment se poser des questions sur le viabilité de l’action… Et sur l’impact sur l’image d’attractivité économique du pays. Cependant, des précédents existent et la rentabilité est aussi au rendez-vous.

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Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

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