Ce qui se cache derrière la séquestration des deux dirigeants de Goodyear

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Vous l’avez sans doute vu ou entendu dans les médias hier : deux dirigeants de Goodyear ont été séquestrés dans les locaux de l’entreprise pendant plusieurs heures. Une réaction liée à l’actualité du site, proche de la fermeture, et sans aucun doute signe ultime de désespoir des personnes y travaillant. Mais que ce cache vraiment derrière cette séquestration ? Regardons cette information différemment…[divider_flat]

Un geste de désespoir

La séquestration aura duré environ 30 heures, mais dans le calme si l’on en croit les témoignages. En tout cas, le temps a du paraître plus long pour le directeur de la production, Michel Dheilly, et le directeur des ressources humaines de l’usine, Bernard Glesser. L’objectif était de faire redémarrer les négociations pour sauver le site…

De l’émotion

Mais au travers de tout le flux de réactions des hommes politiques, essayons de voir vraiment la portée de ce geste. Certes Maurice Taylor, le patron américain de Titan International, parle de « kidnapping », mais c’est plus que tout un aveu d’impuissance. Une impuissance devant une machine bien trop forte pour les salariés. Imaginez un peu, depuis plusieurs générations peut être des familles travaillent dans cette usine, et, du jour au lendemain, on annonce sa fermeture. Colère, incompréhension, révolte… Autant de sentiments qui se mélangent et qui débouchent à cette séquestration.

Ce que nous révèle l’actu

Mais regardons différemment cette actualité, et essayons de comprendre ce qui se cache derrière. Car il y a plusieurs niveaux de décryptages à prendre en compte sur ce cas précis.

Commençons par le traitement de l’information par les médias : « deux dirigeants séquestrés ». Oui, certes, le DRH et le directeur de production. Mais si l’on se réfère à la hiérarchie de l’entreprise, ce ne sont en aucuns cas des dirigeants. Le statut de ces deux personnes sont des ‘cadres’, sous entendu qu’ils n’ont en aucun cas le pouvoir de décision que les salariés leurs allouent. On peut donc logiquement penser que les salariés ont séquestré les membres de la hiérarchie les plus proches d’eux…

Car c’est la deuxième chose que révèle cette actualité : si l’on séquestre des cadres afin d’obtenir des réactions de grands patrons, c’est avant tout parce que ces derniers ne sont pas à la portée des salariés. Et c’est bien là le gouffre que met en avant cette histoire : qui dirige qui ? Qui est le vrai patron ? La société appartient-elle a une personne ou a un fond d’investissement etc… Pour les salariés, le flou complet, et par conséquent un manque de dialogue. En découle un rabattement sur les personnes les plus proches d’eux, peut importe si ils ont ou non le pouvoir de changer les choses.

Au final, on peut noter un traitement partiellement erroné de l’information, mais également une mise en avant d’un problème en France : le manque de grands dirigeants sur le territoire. Dans le cas de Titan, peut être simplement un gérant dans le pays ou quelqu’un plus proche des gens, comprenant un peut mieux leurs quotidiens. Du dialogue social, tout simplement…

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Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

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