APA d’Age, sérieux concurrent au concours 500000 et Moi

0 Flares 0 Flares ×

La CCI Entreprendre organise en ce moment même un concours national, intitulé 500 000 et Moi, dont le but est de soumettre son projet d’entreprise au vote du public. Le concours est divisé en 4 catégories (porteur projet, coeur du jury, repreneur entreprise et créateur depuis moins de 3 ans), chacune rapportant au vainqueur 4 000€ pour son activité. Parmi les nombreux projets, APA d’Age mérite toute notre attention. L’occasion aussi de parler de l’entrepreneur avec Perine  Devinck, qui présente le projet.

APA d’Age, présentation

APA d’Age est un centre d’Activités Physiques Adaptées pour les personnes de plus de 50 ans, basé dans les Deux Sèvres. Au travers de programmes sportifs, l’accent est mis l’activité physique afin de préserver et améliorer l’autonomie des personnes, et ainsi limiter les risques de problèmes de santé.

Gros plan sur l’entrepreneur

On parle souvent d’un entrepreneur, mais il s’agit ici d’une entrepreneur. Perine Devinck, qui a monté le projet de A à Z. La participation au concours 500 000 et Moi est l’occasion de revenir, en quelques questions, sur l’origine d’APA d’Age et sur le métier d’entrepreneur. Interview.

Quel a été l’élément déclencheur pour créer votre entreprise et quelle est votre activité ?

« Sportive depuis mon plus jeune âge, j’ai souhaité rapidement transmettre ma passion auprès de publics en difficulté. J’ai donc entamé des études en conséquences et travaillé comme garde malade auprès de 3 femmes âgées avec lesquelles j’ai mis en place des programmes d’activités physiques adaptés à leurs problématiques de vie et leurs besoins. Ensemble, nous avons constaté l’impact positif et les bienfaits de l’activité dans leur quotidien. C’est donc de ma passion, de mon expérience universitaire, professionnelle et d’un intérêt tout particulier pour nos aînés qu’est née l’idée de créer un centre d’Activités Physiques Adaptées pour les séniors.
J’ai donc ouvert il y a peu, le centre APA d’Age pour les personnes de plus de 50 ans, vivant à domicile ou en établissements spécialisés ainsi qu’a toutes personnes en situation de handicap temporaire ou permanent. La dimension prévention santé est au coeur de mon action et j’utilise l’activité physique comme moyen pour préserver et améliorer l’autonomie des personnes. Mon objectif étant de retarder au maximum l’entrée dans la dépendance, de permettre dans certains cas une moindre médication (notamment la prise de somnifère, d’anxiolytiques,…), de limiter les risques d’accidents et de chutes, d’agir efficacement sur les maladies chroniques et, plus simplement, d’apprendre aux pratiquants des gestes adaptés à reproduire dans la vie quotidienne. Je mets en place des programmes adaptés aux possibilités et aux pathologies de chacun, basés sur des bilans et un suivi personnalisé me permettant d’associer la condition physique et les problématiques de santé des personnes. »

Pour vous, c’est quoi être un « entrepreneur » ?

« Etre un entrepreneur c’est avant tout accepter que le grain de folie qui nous anime soit en réalité ce qui peut bâtir notre futur professionnel et personnel. C’est choisir la témérité pour donner de l’ampleur à ses ambitions, choisir de vivre la vie comme une aventure où on laisse s’exprimer nos aspirations profondes.
Entreprendre permet de construire de nouvelles choses, de les façonner et de les améliorer selon nos codes et nos valeurs tout en gardant à l’esprit une notion de partage avec l’autre. Il ne s’agit pas seulement de créer et de décider seul mais surtout de saisir les opportunités qui peuvent être bénéfiques pour soi au niveau économique, social et psychologique et où les autres peuvent également en retirer des bénéfices. »

Quel est pour vous la plus belle chose dans ce métier ?

« Selon moi, la plus belle chose dans l’acte d’entreprendre c’est lorsque l’on réussit à donner une dimension sociale à son activité et que cela est utile d’un point de vue économique mais surtout humain. Il est important de réussir à créer de la richesse mais il est d’autant plus satisfaisant lorsque le client retire de réels avantages et bénéfices du produit ou du service qu’il consomme.
Par exemple, pour ce qui est de mon activité, la satisfaction ne vient pas du fait de faire pratiquer une activité physique aux séniors, elle est surtout présente lorsque cela sert à améliorer leur qualité de vie au-delà des bienfaits purement physiques. Si la personne qui vient pratiquer au sein du centre APA d’Age retrouve confiance en ses capacités et qu’elle tend vers un état de complet bien-être physique, mental et social et ce, à n’importe quel l’âge ou handicap, alors en tant qu’entrepreneur et enseignante en APA je suis satisfaite et fière de ce que j’ai accomplie. »

Quels conseils donneriez-vous à une personne désirant créer sa propre entreprise ?

« Créer son entreprise est à la portée de tous mais la réussite n’est pas le fruit du hasard. Il ne faut pas se fier au succès fulgurant de quelques entreprises et s’y perdre mais plutôt rester dans sa réalité, dans celle de son entreprise et de son marché.
Devenir entrepreneur ne doit pas seulement signifier tenter sa chance, cela doit venir d’une nécessité intérieure, d’une passion ou d’un besoin bien compris. Au départ, il s’agit d’une simple idée qui vient faire écho à certaines aspirations et ambitions. Puis petit à petit, le créateur modèle et travaille son oeuvre pour qu’elle soit la représentation de ce qu’il est dans un environnement interne et externe exigeant. Créer son entreprise est à la fois un projet professionnel mais également et surtout un projet de vie. »

Qu’est ce que ça changerait dans votre activité de remporter le concours 500000 et moi ?

« Remporter le concours « 500000 et moi » serait avant tout obtenir une reconnaissance professionnelle quant à mon activité et mon métier d’enseignante en APA. C’est aussi une porte d’entrée pour que les pouvoirs économiques publics et privés prennent réellement conscience des bienfaits de l’activité physique et qu’ils proposent des alternatives efficaces pour rendre ce service plus accessible aux publics en difficultés.
De plus, d’un point de vue financier, cela me permettrait d’acquérir du matériel spécifique visant à améliorer la qualité de prise en charge des personnes au sein du centre APA d’Age. C’est également la possibilité de rémunérer les stagiaires méritants et qui sait, de pouvoir leur proposer un poste à la fin de leurs études. »

 

Si comme moi vous êtes convaincu du potentiel de ce projet, à l’heure où on parle de plus en plus de vieillissement de la population et où le sport pourrait être remboursé par la Sécu, alors rendez vous sur cette page pour voter pour APA d’Age et voir la vidéo de présentation du projet ! 

Cet article a été écrit par...
Clement Passionné d'actualité, c'est en 2011 que je créé Time To Think, site d'actualité. 3 ans plus tard, ce dernier devient Fourth Wall. Mon objectif : mettre en avant l'actualité dont les grands médias parlent peu ! Retrouvez moi aussi : www.clement-gracyk.com

2 Comments

  1. Pingback : Un exemple d'injustice | Time To Think

  2. Pingback : Vers la fin des Business Angels | Time To Think

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>